Archives Mensuelles: juin 2008

Comment réviser lorsqu’on a l’impression de déjà tout savoir ?

 

Si une certaine lassitude vous envahit lorsque vous relisez vos notes, si vous pensez avoir fait le tour des points les plus importants, mais que vous désirez rendre une excellent copie (et avoir une très bonne note), voici quelques suggestions qui pourraient vous aider…

1. Vérifier que vous savez vraiment

Si vous lisez votre cours ou vos notes en vous répétant ‘oui… je sais… ça aussi’, ce n’est pas du tout une bonne méthode pour évaluer votre niveau réel de connaissances. Regardez plutôt un plan détaillé du chapitre et voyez si vous pouvez dire de quoi chaque paragraphe parle, les enjeux principaux, les notions clés, les dates ou les formules importantes. Vous pouvez d’ailleurs faire la même chose avec une mind map. Si vous êtes capable de reconstituer les plus importants éléments de votre cours, vous savez probablement déjà tout! Si si. Vous pouvez aussi bien arrêter de lire cet article ici: je vous garantie, sauf catastrophe, une note correcte à l’examen. Mais que faire si vous voulez ce petit plus, cette étincelle qui fait les excellentes copies ?golf

2. Approfondissez les détails

Retournez à la source votre cours, vos notes ou bien votre manuel. Regardez par quelques petits détails simples vous pourriez enrichir votre copie. Cela peut être par le nom d’un théoricien, une anecdote sur ses découvertes, ou bien un épisode ou une conséquence mineure. Rien de central ni d’indispensable, juste toutes les centaines de petits détails qui font qu’une science est complexe, riche et en mouvement. Regardez par exemple les encadrés de vos manuels, ils font souvent un « zoom » sur un épisode particulier qui n’est pas traité dans le texte principal.

3. Enrichissez vos exemples et vos illustrations

Sortez à présent des supports de cours classique et allez flâner dans votre cerveau et vos souvenirs. Vous souvenez d’un exemple particulier, cela vous rappelle-t-il quelque chose? Essayez de trouver d’autres exemples que ceux proposés dans le cours. En marketing, par exemple, on va vous proposer l’exemple d’une publicité jouant sur tel ou tel aspect d’un produit. Trouvez d’autres publicités jouant sur le même « filon », ou d’autres entreprises, d’autres épisodes, d’autres expériences, d’autres phénomènes… Si, lors de votre examen, vous citez un exemple intelligent, bien trouvé et qui n’est pas dans les manuels, le correcteur le remarquera et pensera que vous assez assimilé le cours et que vous avez su le lier à vos propres connaissances.

4. Faites exploser vos perspectives

C’est peut-être une mauvaise tournure de mon esprit « intégrateur » mais j’adore voir tous les liens possibles entre plusieurs disciplines, et même en inventer, même dans des cas plus douteux et improbables. Les liens peuvent être logiques, naturels et tout à fait pertinents (par exemple, un chapitre d’histoire et une étude de texte de français: l’oeuvre est écrite dans un contexte, l’auteur y raconte ce qu’il vit, par exemple) ou bien totalement loufoques (ce cours de biologie sur la reproduction humaine me rappelle les Liaisons Dangereuses de Laclos…). Tout peut être lié, et tout va vous aider à mieux retenir et discerner comment les disciplines et les domaines s’imbriquent… Vous construirez alors  votre « big picture » !

Et vous, avez-vous tendance à tout simplement arrêter d’étudier quand vous pensez « savoir »? Comment en le vérifiez-vous? Ou bien allez-vous plus loin si vous en avez les ressources et les capacités?

Publicités

6 conseils pour des examens sans panique

Vous avez tous lus les conseils « de grand-mère » donnés par beaucoup de sites internet (couchez-vous tôt, mangez des fruits, faites du sport le jour précédent, détendez-vous, n’ouvrez pas vos livres etc.). Voici quelques conseils que je rajouterais pour passer votre bac ou vos examens sans panique. C’est du bon sens et vous connaissez probablement certains de ses astuces, mais voilà qui peut vous aider à aborder vos épreuves avec plus de sérénité.

Book

  1. Soyez sûrs à 100% du format de votre examen. Quel genre de questions, sur quels chapitres vous êtes testés, combien avez-vous à écrire, quelle est la durée de chaque épreuve.
  2. Au début de votre examen, faites vous un mini-plan de bataille sur un bout de brouillon. Écrivez combien de temps vous devez passer sur chaque partie de votre examen, en notant les heures « checkpoint ». Exemple: A 10h15, j’ai fini le grand A, je relis et je passe au grand B. Ménagez-vous une dizaine de minutes au final, pour une relecture globale. Si vous êtes en retard de plus de 5 minutes sur votre mini-planning pendant l’épreuve, passez directement à la partie ou à la question suivante.
  3. Il y a toujours un moment où on arrête d’écrire pour reprendre son souffle, rassembler ces idées, rêvasser en regardant le soleil par la fenêtre (d’ailleurs, si j’étais ministre de l’éducation nationale, le bac aurait lieu en hiver). Essayez de profiter de ces moments-là pour faire quelque chose d’utile: soulignez les mots importants de votre réponse, relire la question, vérifiez l’heure, corriger d’éventuelles fautes d’orthographe…
  4. Lorsque vous terminez une question, barrez-la sur votre sujet. Si vous avez l’intention d’y revenir plus tard, entourez le numéro de la question. Si vous n’avez aucune idée, indiquez-le par des points d’interrogation. Cela vous aidera, à la fin de l’épreuve, à revenir sur les questions dont vous êtes le moins sûr plutôt que de repasser par celles où vous pensez avoir bien réussi.
  5. N’emportez pas des millions de choses à manger, c’est tellement distrayant. Je me suis surprise une fois à lire l’emballage de ma barre de chocolat pour ne pas retourner à ma dissertation… Dangereux.
  6. Le jour précédent l’épreuve, faites-vous une fiche avec les points que vous ne parvenez pas à retenir pendant vos révisions. Cela peut-être une date qui ne rentre pas, une définition, une formule… N’emportez que cette fiche le jour de l’examen (surtout pas tout votre cours), et jetez-y un coup d’oeil avant d’entrer dans la salle. Vous ne retiendrez probablement pas ce que vous y avez mis sur le long terme, mais pour la durée de l’examen, ça peut tout à fait passer !

Et vous, vous avez de petites astuces, ou des rituels que vous suivez à chaque fois ?

Pourquoi réviser dans la cuisine ? Pour la facilitation sociale !

Alors que je papotais avec ma cousine qui passe le bac dans très peu de temps (courage So !), je me suis rendue compte que lorsque je révisais chez elle, j’aimais bien le faire dans le salon ou la cuisine, plutôt que toute seule et plus au calme dans une chambre. Pourquoi? Mon cours de management avait la réponse: c’est à cause de la facilitation sociale !

Qu’est-ce que la facilitation sociale?

C’est votre tendance à être stimulé à faire de votre mieux lorsque d’autres personnes, connues ou inconnues, vous regardent. Vos performances et votre productivité est bien meilleure dans ce cas que lorsque vous êtes seul. C’est exactement ce qui se passe dans l’effet « cuisine de ma tante »: les gens passent et repassent, jettent un coup d’oeil à ce que je fais, lâchent un « oulala t’es vraiment courageuse » et s’en vont. C’est tout ce que ça prend, et ma motivation remonte en flèche !

Pourquoi ça marche?

La facilitation sociale est un concept de la psychologie sociale, cet article en donne un aperçu très complet et très clair. Cela a été démontré en 1897 par Triplett, qui a demandé à des enfants d’enrouler le plus vite possible des moulinets de canne à pêche ! Vous devinez que lorsque les enfants étaient testés par deux, ils étaient beaucoup plus rapides… Réviser dans la cuisine relève plutôt de l’effet d’audience: la simple présence d’individus passifs a une influence sur le sujet de l’expérience. Zajonc vous expliquera que cela est dû à une augmentation de l’activité corticosurrénale.

Quels sont les inconvénients?  Image de la cuisine de ma cousine

Tout d’abord, vous allez forcément être dérangé. Si vous essayez de comprendre un concept épineux de mathématiques ou de vous tester dans les conditions de l’examen, ce n’est pas une très bonne méthode. Les gens ne vont pas s’arrêter de parler dans la cuisine pour votre bon plaisir ! Choisissez donc un lieu adéquat, de « passage » mais pas non plus le salon lors du match d’ouverture de l’Euro. Ensuite, la facilitation sociale ne marche qu’avec des tâches relativement simples, ou que vous maîtrisez selon la loi de Yerkes-Dordson: il faut donc choisir des tâches où la stimulation donnée par votre entourage ne viendra pas perturber votre concentration.

Utiliser la facilitation sociale

La cuisine est un très bon point de départ: vos proches (si ils sont sympas) vous encouragent et vous donnent des popcorns… mais la bibliothèque peut être encore meilleure ! Voir tous ces étudiants suer et travailler peut jouer sur l’effet de coaction: observer tant de personnes faire la même chose que vous peut vous aider à vous motiver et vous mettre au travail.

Allez-vous devenir un manager du 21ème siècle ?

10 qualités du leader de demain

En potassant mes cours de management pour mes exams, je tombe sur un test proposant les 10 qualités principales pour devenir un leader dans le nouveau millénaire. Pour chaque qualité, comptez 1 si vous vous jugez plutôt fort, et êtes très confiant, 0,5 si vous vous jugez bon, mais qu’une amélioration est possible, et 0 si vous êtes plutôt faible et que vous avez besoin de travailler sur cette dimension.leader

  1. Résistance au stress : vous pouvez faire votre travail même dans des conditions de tension et de pression
  2. Tolérance pour l’incertain: vous pouvez travailler dans un environnement incertain et changeant
  3. Ouverture d’esprit: vous agissez libéré de toute considération raciale, ethnique, de sexe, etc.
  4. Critères de réussite: vous vous fixez et atteignez des critères de performance élevés
  5. Endurance: vous pouvez travailler pendant de longues périodes de temps
  6. Souplesse: vous êtes flexible et vous vous adaptez au changement
  7. Confiance en soi: : vous prenez des décisions et vous savez montrer votre présence
  8. Objectivité: vous savez évaluer vos points forts et vos faiblesses, et vous connaissez vos motivations et vos compétences en relation à une tâche
  9. Introspection: vous apprenez de vos expériences passées, et vous disposez d’une grande sensibilité et connaissance de vous-même
  10. Esprit d’entreprise: vous savez résoudre des problèmes et vous en servir comme outil de changement

Une expérience encore plus enrichissante est de demander à un proche de vous évaluer selon ces mêmes critères: j’ai fait le test, en général mes proches sont plus optimistes que moi et ont plus confiance en mes capacités ! La plupart d’entre nous, en tout cas, doivent travailler dans le sens de l’amélioration de chacun de ces points, qui sont les bases du management. Les items de cette liste sont recommandés par l’AACSB (American Assembly of Collegiate Schools of Business) comme les compétences et les qualités personnelles qui doivent être développées dans les écoles de commerce et les universités enseignant la gestion d’entreprise.

Alors, combien avez-vous sur 10 ? Êtes-vous le prochain Bill Gates ?

 

Références:

Pratt, J et Edwards, M (2008), Management and Organisational Behaviour Workbook, Wiley Custom Publishing, Milton

http://www.aacsb.edu

8 trucs de pro pour réussir un exposé en classe

En France, le fond de votre exposé est très important: exposés longs, académiques, précis, très techniques. Et si on demandait aux étudiants de regarder leur public et d’être compréhensibles, on ne leur demandait pas du tout d’être professionnels. En Australie, tout était plus général, plus  facile à comprendre, plus superficiel, et l’accent était mis sur la forme: les vêtements que vous portez, vos aides visuelles, si votre public était intéressé… Les 2 approches ont des bons et des mauvais côtés, je trouve.

Sur Internet, il y a pas mal de ressources pour la prise de parole en entreprise, devant des clients, comment faire pour convaincre… Dans le cadre des études, personne ne finira par vous acheter quoi que ce soit, vous n’avez pas à impressionner ou vous imposer, et en général l’exposé est obligatoire. Alors, comment utiliser et adapter ces « trucs de pro » lors d’un exposé en classe ?

Conseil de pro n°1: langage corporel

Ne restez pas planté comme un piquet ! Faites donc quelques pas de temps à autre, pour vous rapprocher de votre audience, montrer le tableau. Utilisez vos mains pour structurer. Souriez, faites comprendre que vous aimez ce sujet !

Conseil de pro n°2: maîtriser PowerPoint

Toutes les salles de classe ne sont pas équipées d’un ordinateur et d’un projecteur, mais si c’est le cas, PowerPoint peut être très utile. Sur chaque diapositive, ne mettez jamais plus de 3 informations. Respectez la règle du 20% texte, 80% image ou graphique. PowerPoint ne doit jamais déconcentrer votre public, donc oubliez les sons, les animations, les clipart des années 90. Rajoutez plutôt des photos ayant un rapport avec ce que vous dites !Microphone

Conseil de pro n°3: parler avec conviction

Croyez en ce que vous dites. Soyez impliqués. Même si le sujet est ennuyeux, trouvez-lui des applications concrètes ou des exemples dans l’actualité ou dans la vie de tous les jours. Ne récitez pas sur un ton monotone, sachez varier votre intonation.

Conseil de pro n°4: … et à votre public

Ne parlez ni aux murs, ni au tableau. Ne levez pas les yeux uniquement vers le prof pour vérifier si il hoche la tête pour prendre des notes. Parlez à votre public, posez leur des questions. Demandez simplement « Et toi Machin, as-tu entendu parler de ça et ça ? » ou bien « et parmi vous, combien ont compris l’arrêt Trucmuche ? ». Faites des phrases courtes. Lorsque vous vous entraînez chez vous, demandez vous toujours « est-ce que je dirais cela dans la vraie vie ? »

Conseil de pro n°5: faites des pauses

Une pause peut avoir un effet incroyable: tout le monde va vous regarder, cela crée un mini-suspens, vous reprenez votre souffle et vos esprits, votre public intègre ce que vous venez de dire. Ne croyez pas que faire des pauses va donner l’impression que vous ne connaissez pas vote sujet: c’est plutôt l’inverse, si vous essayez de meubler.

Conseil de pro n°6: un peu d’humour =)

Surtout si votre sujet n’est pas a priori passionnant, ajoutez des petites touches d’humour pour intéresser votre public et laisser une bonne impression.

Conseil de pro n°7: papiers

On conseille souvent aux professionnels de ne pas distribuer leur résumé au début de leur présentation, pour ne pas déconcentrer le public. Si votre exposé est plutôt long (plus de 15 minutes) et assez complexe, je pense qu’il est plutôt sage de distribuer un plan, surtout si vous ne pouvez pas utiliser de projecteurs.

Conseil de pro n°8: ne regardez pas vos notes !

99% des exposés auxquels j’ai assisté en France incluait des notes. Bof. Une seul fois, un étudiant a fait son exposé en entier sans un seul papier. Rien. Tout le monde a été tellement impressionné (genre, mais est-ce possible ?) et le prof l’a félicité avec beaucoup de respect. Si vous voulez faire un bon exposé, ne regardez pas vos notes. Si vous voulez faire un exposé exceptionnel, n’ayez pas de notes.

 

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous assisté ou présenté de très bons exposés ? Comment les étudiants procédaient-ils ? Ou comment avez-VOUS procédé ?

 

Référence de « conseils de pro »:

http://www.aresearchguide.com/3tips.html

Bien commencer un travail en groupe: la charte d’équipe

Je l’avais déjà indiqué, travailler en équipe a été une part importante de mon expérience universitaire en Australie. En règle général, le nombre de membres dans chaque groupe allait de 4 à 6, et les arguments mis en avant par les profs étaient toujours les mêmes: cela vous permet de développer vos capacités de négociation, de communication, de leadership, et surtout, cela vous prépare au monde de l’entreprise, bref c’est absolument indispensable.

Seulement voilà, 90% des étudiants (et j’en faisais partie) DÉTESTENT les travaux en groupe, au point qu’au lycée on ne mène qu’un seul projet d’équipe, les soccerteamTPE. Les raisons ? Trop long, trop lourd/difficile à gérer, pas le temps de se rencontrer, « free-rider » (ceux qui ne font rien et qui bénéficient de la note finale quand même…), tensions, au final, c’est tellement plus efficace et rapide de travailler tout seul… et on ne peut pas se plaindre de sa note.

Alors, comment partir du bon pied pour un travail d’équipe ?

Pourquoi choisir de travailler en groupe ?

  • Sauf si vous voulez faire ermite, il va bien falloir y passer!
  • Un groupe peut gérer des volumes d’informations plus important
  • Un groupe peut faire plus de recherches
  • Un groupe peut faire naître plus d’idées originales, a des points de vue et des perspectives plus larges

Comment bien commencer le projet ? La Charte d’équipe

Asseyez vous avec les membres du groupe, prenez un café, et soyez le plus clair possible sur les points suivants:

  1. Nos réunions: quand, où, à quelle fréquence, et combien de temps. Ex: Tous les jeudis midi, pendant 1 heure à la biblio, jusqu’à la fin du projet.
  2. Quand est-ce OK d’être en retard, ou absent à une réunion ? Soyez précis. Est-ce que la fatigue, un exam, des raisons familiales, sont-elles des raisons acceptables?
  3. En cas de retard/absence, quand et comment je préviens les autres: Le jour d’avant, par SMS, appel, mail…
  4. Qu’est-ce que cela veut dire être à l’heure ? 5 minutes, 10 minutes, 1 quart d’heure ?
  5. Les SMS/appels/Msn Messenger sont-ils acceptés pendant les réunions ?
  6. Peut-on apporter de la nourriture/boissons ?
  7. Comment le groupe va-t-il gérer ceux qui ne disent jamais rien et ne participent pas ? Ceux qui monopolisent la parole ?
  8. Quelle sera notre méthode de prise de décision ? Vote, unanimité, majorité ?
  9. Il  aura t’il un chef de groupe ? Le danger: personne ne se présente, tout le monde se présente, ou bien le chef de groupe finit par faire tout le boulot. Mon conseil: choisissez-en un et soyez clairs sur ses tâches: liaison avec le prof, communication entre les membres, attributions à chaque membre d’une partie ?
  10. Que fera t’on pendant les réunions ? De la recherche, une mise au point, chacun parle, un seul parle ?
  11. Que faire si le travail d’un des membres est jugé mauvais par les autres ? Quels sont nos critères de qualités ?
  12. Quel est notre but ? (Avoir plus de 15/20 ? Avoir la moyenne ? Extrêmement intéressant, vous allez vous rendre compte que les buts peuvent être très différents…)

Mon conseil: prenez tout cela par écrit et envoyez par mail à la fin de la réunion à tous les participants. Même si ce sont vos meilleurs amis. SURTOUT dans ce cas, en fait. Il n’y a jamais de bonnes ou de mauvaises réponses: le point important c’est que vous soyez tous d’accord.

Et vous, avez-vous eu de terribles expériences de travail en groupe ? Aviez-vous commencé par une réunion de préparation ?

Ce qu’étudier à l’étranger m’a appris

Aaah, la France. Son vin, son fromage, ses règles universitaires stupides. Étudier à l’étranger a été un vrai vent de fraîcheur dans ma manière d’étudier, de m’organiser et ma philosophie par rapport aux études.

 

  • Vous n’êtes pas le premier.

Un million de personnes ont déjà écrit cette dissert avant vous, alors pourquoi faire comme si le domaine était tabula rasa depuis le grand écrit de Saint Juriste le Grand, en 1834 ? En Australie, on sait très bien que vous pompez les idées d’autrui, et vous êtes tout invités à faire du moment que vous citez vos sources avec précision.

  • Faites simple.

Arrêtez d’écrire trois phrases qui disent la même chose. Oui, ce mot est joli, mais il n’apporte rien au sens. L’anglais est concis, rapide, et écrire mes essays « à la française » (c’est-à-dire en baratinant) n’ont pas donné de bons résultats. Quand j’ai commencé à écrire au plus court, mes résultats se sont améliorés.world

  • C’est plus facile en s’impliquant.

Franchement, est-ce que ce sujet de dissertation vous intéresse ? Est-ce que vous en avez quelque chose à cirer ? Est-ce que cela va être utile pour plus tard ? Non. [Insérer ici une remarque acerbe sur les sujets trop généraux, sans application concrète, et loin des préoccupations des étudiants.] En Australie, et dans une certaine limite, on vous autorise à choisir le sujet de votre dissert.

  • Vous ne pourrez PAS ne pas travailler en groupe.

De 90% des cas, vous allez travailler dans une entreprise avec des gens, des humaines, qui parlent, mangent et ont d’autres opinions de vous. En 2 ans d’IEP, j’ai eu deux projets en groupe. Haha. En 1 an à l’UTS, j’en ai eu 6, sans compter les débats obligatoires en classe. J’ai développé mes capacités relationnelles de matière assez exponentielle.

  • Le prof n’est pas un omniscient.

Non non. Alors pourquoi vous l’écoutez sans en broncher une pendant 2 heures, à écrire plus vite que la lumière ? Et si vous lui posez une question intéressante et provocante, au lieu de « vous pouvez répéter ce que vous venez de dicter ? ». Apprendre ce n’est pas le prof qui dicte et vous qui apprenez. C’est vous qui posez des questions et le prof qui propose des pistes de réflexion.

  • Faites ça en professionnel.

Vous faites un exposé en classe ? Laissez vos notes chez vous. Est-ce que vous allez un jour présenter votre entreprise avec une vieille feuille A4 déchiré et qui a passé des moments éprouvants dans votre poche arrière ? Non, vous allez juste parler « autour » de votre PowerPoint, demander l’avis de votre audience. Vous rendez un dossier ? Un peu de design, un logo, des entêtes, peuvent rendre le tout beaucoup plus attrayant à lire… et à noter.

 

Voilà pour moi… Est-ce qu’il y a des choses dans le système scolaire français qui vous énerve ? Vous ne pensez pas que nos méthodes d’enseignement sont un peu larguées lorsqu’on les compare auw pays anglo-saxons  ? Est-ce que la France a des points forts en méthode d’éducation ?

Réviser avec une mind map (carte heuristique) – Studying with a mind map

Ma professeur de marketing est une grande fan des « mind maps« , traduisez en français « carte heuristique » (ce que je trouve assez vilain personnellement ! carte de l’ esprit, arbre des idées, toile des concepts auraient été bien plus jolis !). Elle nous a encouragé à utiliser les mind map pendant nos révisions. Je trouve l’ idée assez efficace si vous avez une mémoire visuelle; en plus, une mind map vous permet d’ apprécier en un clin d’ oeil l’étendue et la profondeur de votre chapitre.

Voici une petite démonstration étape par étape de l’utilisation d’une mind map pour réviser.

  1. Le choix de l’application:

    J’utilise personnellement bubbl.us qui est une application ultra-simple online. Vous créez votre compte et vous commencez instantanément à construire votre mind map ! L’avantage du support électronique, c’est que vous ne pouvez pas manquer de place sur la feuille… L’inconvénient, bien entendu, c’est moins rapide (^$*%¨£ pourquoi ces bulles changent de place toutes seules ???) et moins intuitif. A vous de voir ! Attention, si vous amusez sur un site web est un prétexte pour perdre du temps, ce n’est pas forcément une bonne solution, restez sur la bonne vieille feuille de papier…

  2. La bulle centrale:

    Je conseille d’utiliser une carte par chapitre. Dans mon cas, le chapitre s’appelle « Situational influences, decision making and problem recognition ». C’est donc ce que j’inscris dans ma bulle centrale. Mind map situational influences

  3. Les couleurs:

    J’aime bien avoir des niveaux de contraste important entre mes bulles; je choisis pour cela la couleur rouge pour ma bulle centrale. Bubbl.us va ensuite automatiquement décliner la couleur pour les autres bulles.

  4. Développer son arbre:

    Je relie à ma bulle centrale les bulles « secondaires » qui sont les sujets importants abordés pendant mon chapitre.

  5. Ajouter des niveaux:

    A chaque bulle secondaire, j’ajoute des bulles enfant, sur les sujets abordés dans chaque bulle secondaire.

  6. La règle de 9:

    D’après ma prof de marketing, notre cerveau est capable de retenir 9 morceaux d’information en moyenne. Essayez deconcevoir vos mind map autour de ce fait, ou en tout cas en vous limitant à moins de 10 bulles. Concentrez-vous sur les sujets essentiels et choisissez des mots-clés qui vous aideront à mémoriser.

  7. Exporter en temps qu’image:

    Lorsque vous avez terminé, vous pouvez enregistrer votre mind map en tant qu’image jpg et l’imprimer si vous le souhaitez.

  8. Un outil de révision efficace:

    Pour vous en aider comme d’un outil de révision, il vous suffit de dire à haute voix ce qu’évoque chacune des bulles. Si vous pouvez vous expliquer à vous-même, ou mieux expliquer à quelqu’un d’autre votre chapitre entier en vous aidant de votre mind map… c’est gagné ! Vous savez votre leçon.

Le concept des mind map est particulièrement efficace pour des matières plutôt littéraires, avec un vaste réseau d’idées reliées entre elles: je pense à l’histoire, la littérature, la SVT, l’économie, la philo, le marketing… Mais rien n’empêche d’appliquer ça aux mathématiques ou à la physique, le seul inconvénient c’est qu’il est plus difficile pour vous de vous remémorer le concept en utilisant un mot. D’autre part, les exercices d’application sont bien plus importants dans ces matières-là.

Alors, les mind maps, vous connaissiez ? Vous avez déjà essayé ? N’hésitez pas à montrer vos exemples de mind maps, ça peut être sympa de comparer !

 

 

In Australia my marketing teacher was a big fan of « mind maps ». She was encouraging us to lay out topics from her subject on mind maps. It is an interesting way to capture information if your visual memory is quite developed because you can see in a glimpse a whole chapter for example.

6 critères pour choisir une formation supérieure

J’adore demander « tu veux faire quoi tant tu seras grand ? » aux gens dans la rue (ou presque). Je vous propose les 5 critères à examiner pour choisir votre formation post-bac, ou post-licence, ou post-ce que vous êtes en train de faire. Donnez à l’école que vous envisagez les points correspondants.

  1. Passion : 30 points. Si ce n’ est pas une passion, laissez tomber : vous pouvez dire « je vais pouvoir m’enfermer dans ma chambre pendant une semaine à expérimenter des trucs en rapport avec la formation que j’ai choisi » amphi
  2. Pratique : 25 points. Absolument indispensable selon moi. Alternance ou apprentissage (le pied), stages obligatoires, projets à mener pendant plusieurs mois « comme en vrai », séances en laboratoire, dossiers à rédiger ? Les gros travaux en groupe peuvent être développés sur votre CV si vous manquez d’expérience et c’est dans ce genre de projets que vous apprenez le plus sur la méthode, la communication, le travail d’équipe.
  3. International : 20 points. Cherchez des formations incluant des études ou des stages à l’étranger obligatoires. Les écoles accueillant beaucoup d’étudiants internationaux et proposant des cours en langue étrangère sont aussi une bonne option. Partir à l’étranger fait des miracles en matière de maturité, de motivation, de dynamisme…
  4. Débouchés : 15 points : est-ce que les débouchés de la formation existent (ça peut servir) et vous plaisent ? Si le marketing vous intéresse mais que vous détestez l’aspect commercial de la chose, ça va être dur. Si vous répondez oui à ces deux questions.
  5. Accessibilité: 10 points : est-ce à votre portée ? Vos capacités doivent être en adéquation avec vos rêves. Certaines formations ont tout simplement des conditions irréalistes (être à Bac+4, avoir fait 3 stages de plus de 6 mois, 2 séjours à l’étranger en dehors des vacances, mener 4 projets personnels et avoir moins de 26 ans…)
  6. Prix : 5 points : Le public est toujours moins cher et presque toujours de meilleure qualité… Mais il y a des exceptions (business, graphisme ?) 

Et la réputation ? La ville ? Les conseils des proches ? Les demandes du marché du travail ? Vous trouvez ça important ? Quel est votre critère numéro 1 ? Pensez-vous qu’on puisse être premier de la classe et s’engager dans un apprentissage du métier de boulanger ?

Le plan ultime de commentaire de texte pour le bac de français

exam Après avoir adoré le français en première, avoir obtenu une très bonne note à l’écrit, j’ai été prof particulier pour une élève il y a un an. J’ai pu voir à quel point le français peut sembler vague et nébuleux… et à quel point tout peut devenir clair et magique au final ! Voici quelques trucs « secrets » qui peuvent vous mener vers une très bonne note pour le commentaire de texte aux épreuves de français.

Voici le plan que je vous propose :

  1. Les apparences
  2. Les explications
  3. L’ interprétation « profonde »

Les avantages de ce type de plan :
Ce n’est pas un plan linéaire, horreur, malheur. Un plan linéaire suit l’ordre du texte, est juste un peu simplet et ne donne pas une très bonne impression de vous.
Ce n’est pas un plan thématique : les plans thématiques peuvent être très bons, le problème c’est qu’ils ne fonctionnent pas avec tous les textes.
C’est un plan « axes de lecture », qui peut marcher avec tous les textes. Un axe de lecture c’est comme mettre un écran rouge sur le texte et ne voir que le rouge, puis mettre un écran bleu et ne voir que le bleu…

La bonne technique c’est de vous mettre dans la peau d’un enfant de CP, d’un élève de première puis d’un expert en littérature.

1. Les apparences : l’enfant de CP

Pour cette première partie, lisez le texte d’un air niais. Demandez-vous quel genre de texte c’est, quelles impressions il vous inspire. Est-ce un dialogue entre deux amis ? Est-ce une description romantique d’un jardin ? Est-ce un texte argumentatif ? Est-ce un conte ? Une fois cela fait, demandez-vous comment vous l’avez découvert. Est-ce la forme du texte, son but, l’utilisation de certaines tournures, de certains champs lexicaux, de certaines figures de style ?

I. Un conte classique
a. Le personnage du prince et de la princesse
b. Une description d’un château
c. Le vocabulaire du Moyen-Âge

2. Les explications : l’élève de première

Maintenant que vous savez de quoi il retourne, essayez de creuser un peu plus… Qu’est-ce que l’auteur veut vous faire comprendre ? En quoi son texte s’inscrit-il dans un certain mouvement ? Qu’il y a-t-il de caractéristique, d’original ? Ne vous contentez plus de description, approfondissez votre analyse, expliquez les sous-entendus.

II. Un passage romantique
a. Le clin d’œil à Hugo
b. Les stéréotypes du romantisme
c. L’hyperbole comme expression de la nostalgie

3. L’interprétation profonde : l’expert en littérature

Pour la dernière étape, concentrez-vous sur le sens profond du texte. Demandez-vous pourquoi ce texte est-il important ? Est-ce qu’il a changé quelque chose ? Est-ce qu’il défend une idée, un idéal ? Quel est son lien avec le monde réel ? Est-ce la critique d’un régime, d’une doctrine ? Ou l’éloge d’une valeur ?

III. Un appel vibrant à la tolérance
a. La symbolique des noms
b. L’allusion à l’anecdote XYZ
c. L’implication de l’auteur

Et voilà ! N’oubliez pas une belle introduction, qui montre que vous avez trouvé le texte différent, important, et que vous avez compris pourquoi on vous faisait étudier celui là et pas la Comtesse de Ségur. La conclusion, avec une chouette ouverture sur l’auteur, le genre, la critique… Les choix sont infinis !

Et vous, vous faites comment pour le commentaire de texte ? Vous avez un plan miracle ? Vous avez des difficultés ?