Archives de Catégorie: Organisation

Dans le cerveau du recruteur: comment je lis votre CV et votre lettre de motivation

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Photo by treehead on Flickr

Lorsque je reçois des candidatures pour des offres d’emploi postées en ligne voilà en général comment je les lis.

1. Le dernier emploi du candidat: le titre, l’entreprise, combien de temps il y a travaillé

Titre du candidate: il correspond à un des emplois-cibles pour mon job (par exemple, il était secrétaire et postule pour être assistant de direction)? Bingo!

Entreprise du candidat: son entreprise est dans le même secteur, ou encore mieux un concurrent direct de mon entreprise? Un bon point en plus. Si c’est une entreprise de taille/culture similaire à la mienne, je me dis que la candidate aura plus de facilités à s’adapter parce qu’elle connait ce genre d’environnement de travail.

Durée: plus d’un an c’est toujours mieux, la durée idéale étant entre 2 et 7 ans mais cela dépend de l’emploi

Réalisations: plutôt que d’énumérer toutes ses missions et responsabilités j’aime quand une candidate liste ses réalisations, même pour les emplois administratifs. Par exemple la refonte du système d’archivage, la mise en place d’un manuel pour la réception de l’entreprise. Plus que le train-train quotidien, en fait.

work hair by Evil Erin on Flickr

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2. Les expériences précédentes du candidat

Je vais chercher une logique à la carrière de mon candidat. Une progression rapide, un centre d’intérêt commun ou un changement de carrière net qui peut s’expliquer en lisant la lettre de motivation? J’ai envie de voir que le candidate a su développer ses savoir-faire et grimper les échelons. Pas trop d’emplois de courte durée (sauf pour des CDD, compréhensibles), j’ai envie de stabilité aussi.

3. Technologies et compétences

Même si ce n’est pas essentiel, une connaissance des technologies utilisées par mon entreprise est un gros plus et peut faire passer un CV dans la pile des « Entretiens téléphoniques ».

4. La lettre de motivation

J’aime les lettres de motivation courtes, précises et qui apporte des informations que je ne peux pas m’expliquer en lisant le CV. Par exemple vous postulez pour un emploi complètement différent de votre fonction actuelle je vais chercher les réponses dans votre lettre de motivation. Pourquoi avez-vous envie de travailler pour mon entreprise? Qu’est-ce que vous savez de mon industrie?

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Comment utiliser Microsoft OneNote pour des revues de presse

Lors de ma dernière année à Sciences Po, j’ai dû préparer le fameux et (redouté?) grand oral. De manière générale, on nous demande souvent de faire des revues de presse, de nous tenir au courant de l’actualité et des grands débats… Pour organiser une matière aussi dense et diverse que les titres de journaux ou les informations quotidiennes, j’utilise Microsoft OneNote. A l’époque j’avais réussi à télécharger le pack Office 2007 grâce à la géniale offre spéciale étudiants (15 euros pour tout Office dans mon souvenir).

Le système de OneNote est très intuitif et plutôt ergonomique. J’avais créé des sections de classeurs telles que France, Monde, Économie, Technologie (en m’inspirant de la classification du monde.fr évidemment) et à l’intérieur de ces sections, un onglet par sujet ou débat. Ensuite, par copier/coller, on peut enrichir la page en ajoutant du texte, des liens, des photos, des vidéos directement d’Internet, sans aucun formatage.

Au fur et à mesure des semaines, le classeur OneNote devient de plus en plus riche et consistant. Je l’ai relu une fois avant le grand oral, et survolé à chaque fois que je rajoutais de nouvelles informations dans un des onglets. Je pense que c’est aussi une bonne idée d’avoir par exemple un classeur par semestre, et d’y ajouter par exemple de la presse d’opinions, des éditoriaux ou des analyses plus en profondeur qui vous ont marqué, par exemple.

Est-ce que vous utilisez OneNote ? La démo comprise dans le logiciel incite à créer des classeurs par matière pour tous les cours, c’est peut-être aussi une idée à creuser…

Comment rédiger un rapport d’avancement ?

Si vous faites partie d’un projet scolaire ou universitaire de longue haleine, comme les TPE, les TIPE, un mémoire, un stage, il peut être utile d’emprunter certaines pratiques professionnelles pour vous les approprier et en tirer le meilleur. Le mois de janvier marque le milieu de l’année scolaire et est un bon moment pour rédiger un bilan d’avancement de votre projet. Je viens de le faire moi-même pour mon propre mémoire, et j’ai trouvé la démarche très instructive pour moi-même, et très utile pour mon directeur de mémoire.

Un bilan (ou rapport) d’avancement rend compte de vos progrès, de vos réflexions, de vos erreurs. Son objectif est de vous éclaircir l’esprit sur ce que vous avez déjà accompli et les champs de recherche qui vous sont encore ouverts. De plus, il permet au professeur qui vous suit d’apprécier votre avancée et votre motivation !529999_81765483

Rappel du sujet

En quelques phrases, rappelez votre sujet et votre approche.

Recherches documentaires

Résumez, en quelques paragraphes, les principales découvertes bibliographiques que vous avez faites. Par exemple, si un article a été particulièrement intéressant, ou si vous avez découvert de nouvelles notions dans d’autres livres, etc.. Rendez compte de ces découvertes de la manière la plus synthétique possible, c’est très utile pour vous rendre compte de ce que vous avez réellement appris. Personnellement, j’ai découpé cette partie par thème: j’ai d’abord fait une liste de tous les thèmes pour lesquels j’ai fait des recherches bibliographiques, puis je les ai développé l’un après l’autre.

Résumé de l’avancement

Montrez ce que vous avez écrit, quels sont les chapitres pour lesquels vous avez un plan précis par exemple. Si vous faites des interviews, ou bien une expérience pratique, parlez-en également. Avez-vous contacté les personnes nécessaires, rassemblé le matériel ? L’expérience a-t-elle déjà été faite ? Avez-vous des premières conclusions ?

Problèmes rencontrés et solutions apportées

Pas la peine de vous étendre sur cette partie, mais évoquer les problèmes que vous avez rencontré est un bon exercice, même si le rapport d’avancement n’est destiné qu’à vous-même. Détaillez les problèmes et comment vous y avez fait face, et si vous n’avez trouvé aucune solution, donnez quelques pistes de réflexion qui pourraient vous aidez. Par exemple, pour mon mémoire, j’ai dû lire certains papiers très mathématiques pour lesquels je n’avais pas le bagage suffisant. Ma solution a été de comprendre uniquement le principe mais de ne pas m’attarder sur les démonstrations algébriques.

Evolution du plan général

Votre plan évolue avec vos recherches, et vous y avez sûrement fait d’importantes modifications. Insérez donc dans votre rapport d’avancement le plan le plus précis possible, avec autant de niveaux de parties que vous le pouvez. Insérez même les sources spécifiques pour chaque partie.

A venir

Finissez-par votre plan d’actions pour les prochaines semaines: ce qu’il vous reste à faire, ce que vous devez corriger ou repenser, etc.. Une liste suffira, mais ajoutez-y des dates butoir pour ne pas être pris de court par le temps !

Les to do listes : interview d’une étudiante en L1

Je suis une grand fana des todo listes et j’ai interrogé une étudiante en L1 de biologie pour connaître ses petites habitudes en cette matière… Si vous utilisez iGoogle comme page de démarrage, je vous conseille fortement le gadget “My Listy” qui permet, très simplement, de gérer plusieurs listes, de classer par ordre de priorité, de barrer les tâches déjà effectuées… Très utile si vous consultez souvent votre page d’accueil ! Mais place à l’interview…

Est-ce que les “to-do” listes sont ton principal outil d’utilisation ?

J’utilise les listes quand j’ai un grand nombre de choses à faire dans des délais assez courts. Je les utilise plus facilement qu’un planning ou qu’un agenda, car c’est tout au même endroit, pas besoin de regarder sur plusieurs pages.

Comment les fais-tu ? Sur quel support, combien il y a t’il d’items à chaque fois ?

Je les fais sur ce qui me tombe sous la main…Des feuilles de brouillon principalement. J’en mets environ 10 à chaque fois, car je les fais quand j’ai plein de choses différentes à faire.

Finis-tu toujours tout ce qu’il y a marqué sur ta liste ? Refais-tu des listes à partir d’anciennes listes, mais mises à jour ?

Non, je ne les finis pas toujours. Le plus souvent, elles disparaissent dans mes papiers, part à la poubelle sans faire exprès. Mais ce n’est pas grave car je la fais surtout pour me mettre les idées en place. Je n’en refais pas à partir d’anciennes listes: en fait, je les utilise dans des cas précis, ce ne sont pas des listes qui me serviraient tous les jours. Donc elles ne me resservent pas.

Quand est-ce que tu fais des listes ? A quel moment de la journée ?

J’avoue, je fais les listes en classe. Quand le prof donne la date d’un devoir à rendre, d’un contrôle ou d’un événement précis je commence à faire ma liste en rajoutant tout ce qui me passe par la tête.

Tes listes doivent-elles être accomplies dans un certain laps de temps ?

Oui, je mets des dates, et parfois même la durée que ça va prendre à le faire.

Est-ce que tu as des conseils pour ceux qui veulent utiliser des listes pour leur travail scolaire ?

Une liste est pratique pour les gens qui aiment tout organiser autour du temps, qui ont peur des échéances et de ne pas pouvoir tout faire à temps. Mais écrire dans un agenda est tout aussi utile je pense. L’avantage de la liste c’est qu’on a tout sous les yeux en une seule fois, on peut alors choisir de faire une chose et pas une autre suivant le délai qu’on a et le temps que l’on va mettre.

Est-ce que tu as des trucs et astuces persos pour faire des listes ?

Dans mes listes je mets aussi bien des devoirs, que des activités plus sympas. Par exemple je peux mettre que j’ai un contrôle un jour mais plus bas mettre que je dois regarder un certain site web. Les listes permettent de mettre en ordre ses idées, de moins stresser sur tout ce qu’on a à faire. (Et puis c’est marrant de colorier les cases quand on a fait un point de la liste). Donc je fais des catégories : partiels, devoirs à rendre, tâche à faire dans la maison (que m’a donné ma mère), site à aller voir, se renseigner à propos d’un point que j’ai vu dans l’actualité, dans les cours, ou d’un sujet avec des amis,…Autant de choses agréables et désagréables a faire, sinon ça donne pas envie de faire ce qu’on a marqué dans sa liste.

 

En espérant que cet interview vous a inspiré ! Avez-vous la même utilisation des todo listes ?

Prise de notes efficace, rapide et utile ! La méthode Cornell

Comment prendre des notes ? Je me pose cette question à moi-même tous les ans, à la rentrée ! Cette année, j’ai découvert la méthode de prise de note Cornell. Je vais la tester dans les prochaines semaines, mais elle peut à mon avis s’avérer très efficace et surtout peut me faire gagner du temps.

1. Choix du papier: dans le système de prise de notes Cornell, le papier utilisé est du papier imprimante classique, une feuille blanche A4. Je ne suis pas tellement fan de ce genre de papier, surtout si on n’en a pas l’habitude: difficile d’écrire droit ! Je propose plutôt des feuilles doubles ou simples, perforées, avec petits carreaux.

2. Séparez la feuille comme suit, d’après la méthode Cocornellrnell:

Dans la partie rouge, en haut de la feuille: les références “administratives” de la feuille. C’est-à-dire la matière, la date, le numéro de page.

Dans la partie bleue, à droite de la feuille: c’est votre partie classique de prise de notes. Ecrivez en utilisant des abréviations, des listes à puces ou des tirets, et en gardant le plus important de ce que dit le professeur. N’oubliez pas tous les exemples pourtant, ils peuvent aider à se souvenir d’un point mal compris.

Dans la partie verte, à gauche de la feuille: pendant le cours ou après le cours, relisez votre feuille et écrivez les questions auxquelles le contenu de vos notes répond. Par exemple, si cette page fait la biographie de Nicolas Sarkozy, les questions dans la partie verte peuvent-être “Quand est né Nicolas Sarkozy ?” ou bien “Quelles sont les premières étapes du parcours politiques de Nicolas Sarkozy ?”. Les questions doivent être précises : ce sont elles qui vous aideront à réviser ! Vous pouvez aussi utiliser cette zone pour y lister les mots-clés ou les points importants de vos notes. Lors de vos révisions, cachez toutes les autres parties et répondez à voix haute aux questions de révision. C’est en quelque sorte une fiche de révision déjà intégrée à votre feuille de cours ! Gain de temps considérable: pas besoin de faire des fiches à part, vous pouvez même les faire pendant le cours !

cornell_remanieDans la partie jaune, en bas de la feuille : un résumé ultra-condensé de la page. Par exemple, la formule clé, le nouveau mot de vocabulaire, la loi énoncé… C’est vraiment le plus important à retenir !

Je vous propose une deuxième disposition, que je trouve peut-être plus appropriée et qui donne moins d’espace aux questions de révisions:cornell_remanie2

 

Dans cette deuxième version, les notes prises pendant le cours ont plus d’espace. Personnellement, j’utiliserai également la partie orange pour en faire une liste de mots-clés utilisés, ou de personnages importants.

On pourrait de même imaginer, si vous travaillez avec un manuel de référence, des notes prises sur le livre pour compléter les notes prises en cours. Dans ce cas, on pourrait mixer les deux solutions:

Alors, quelle solution vous semble la meilleure ? Je m’en vais réfléchir à une méthode de prise de notes, sur ce modèle, dans les cas où les professeurs utilisent des power points pendant la classe, et qui vous laissent le soin de les imprimer…

 

Plus d’informations sur la méthode Cornell:

http://www.davidtouvet.com/blog/archives/2007/02/11/cornell-notes-une-methode-pour-prendre-des-notes-sur-papier/

http://en.wikipedia.org/wiki/Cornell_Notes

http://profjourde.wordpress.com/2007/04/19/une-methode-de-prise-de-notes/,

Devoirs de vacances : faire le point sur ses méthodes

Cette année, avant de partir vous dorer la pilule sur les plages de la Méditerranée, faites un bilan de votre année scolaire/universitaire. Pas seulement en terme de résultats, mais aussi du point de vue des méthodes que vous avez utilisé pour étudier. Vous avez probablement pris des notes différemment dans des matières différentes, essayez différents supports (cahier, classeur, ordinateur portable, votre mémoire…) et vous vous êtes engagé dans des stratégies d’apprentissage différentes (apprendre par coeur, apprendre uniquement le plan, dessiner des cartes heuristiques, faire des exercices d’application, faire des sujets types…). Vous avez également réviser pendant plus ou moins longtemps selon les matières. Si cela est pertinent pour votre cas, rajoutez si vous avez utilisé un manuel ou un livre de référence, si vous avez faite des recherches plus approfondies sur certains points du cours, si vous alliez constamment en cours, si vous faisiez les exercices demandés en devoir. Essayez de schématiser tout ça par écrit, rapidement et uniquement pour vous, dans un tableau.

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Maintenant, essayez de mettre en relation vos résultats dans chacune de vos matières et les méthodes utilisées dans chacune d’entre elles. Tirez-en les conclusions suivantes:

1) Quelles ont été les stratégies aboutissant aux meilleurs résultats ?

2) Lesquelles ont été les plus efficaces, en rapport temps/résultat ? (par exemple, vous n’aviez étudié qu’une journée au total avant l’examen, et vous avez récolté une excellente note)

3) A votre avis, lorsque vos notes ont été les moins bonnes, la stratégie doit-elle être remise en cause ? Parfois, votre méthode était tout à fait valide, mais vous avez fait un hors-sujet, vous avez paniqué, vous êtiez malade, le correcteur était de mauvaise humeur… Ce genre de circonstances. Restez réaliste, et remettez-vous en cause.

4) Pour les cas où vous n’avez pas obtenu les résultats auxquels vous vous attendiez, les méthodes des questions 1) et 2) pourraient-elles être appliquées, même avec quelques modifications/adaptations ? Il est irréaliste de vouloir appliquer les mêmes méthodes à la physique et à l’apprentissage d’une langue vivante, par exemple. Mais dans beaucoup de cas, vous pouvez vous inspirer de vos méthodes les plus abouties pour en faire profiter d’autres domaines.

Une fois que vous avez répondu à ces quelques questions, essayez de lister quelques « bonnes résolutions » pour l’année scolaire à venir. Imprimez-les, encadrez-les au-dessus de votre bureau et à la rentrée prochaine, au moment de choisir votre support, votre méthode, ou de planifier vos révisions, faites-y référence. Année après année, vous allez développer des stratégies de plus en plus adaptées, et de plus en plus efficaces: moins de perte de temps, c’est moins de temps à étudier tout court.

 

N’oubliez pas que votre meilleure stratégie est forcément personnelle et spécifique, et ce qui s’applique à votre voisin peut très bien se révéler inutile et stupide pour vous. Dans ce cas, évitez toujours les comparaisons du temps que vous avez passé à travailler, surtout que la plupart du temps, les étudiants adorent minimiser leurs efforts et se contentent d’un « j’ai riiiiien révisé », l’air paniqué. N’écoutez pas, améliorez vos propres méthodes, et tracez votre route !

Alors, vos conclusions ? Vos méthodes les plus -et les moins- efficaces ? Sont-elles toujours celles que les professeurs ou les experts en éducation préconisent ?

Pourquoi réviser dans la cuisine ? Pour la facilitation sociale !

Alors que je papotais avec ma cousine qui passe le bac dans très peu de temps (courage So !), je me suis rendue compte que lorsque je révisais chez elle, j’aimais bien le faire dans le salon ou la cuisine, plutôt que toute seule et plus au calme dans une chambre. Pourquoi? Mon cours de management avait la réponse: c’est à cause de la facilitation sociale !

Qu’est-ce que la facilitation sociale?

C’est votre tendance à être stimulé à faire de votre mieux lorsque d’autres personnes, connues ou inconnues, vous regardent. Vos performances et votre productivité est bien meilleure dans ce cas que lorsque vous êtes seul. C’est exactement ce qui se passe dans l’effet « cuisine de ma tante »: les gens passent et repassent, jettent un coup d’oeil à ce que je fais, lâchent un « oulala t’es vraiment courageuse » et s’en vont. C’est tout ce que ça prend, et ma motivation remonte en flèche !

Pourquoi ça marche?

La facilitation sociale est un concept de la psychologie sociale, cet article en donne un aperçu très complet et très clair. Cela a été démontré en 1897 par Triplett, qui a demandé à des enfants d’enrouler le plus vite possible des moulinets de canne à pêche ! Vous devinez que lorsque les enfants étaient testés par deux, ils étaient beaucoup plus rapides… Réviser dans la cuisine relève plutôt de l’effet d’audience: la simple présence d’individus passifs a une influence sur le sujet de l’expérience. Zajonc vous expliquera que cela est dû à une augmentation de l’activité corticosurrénale.

Quels sont les inconvénients?  Image de la cuisine de ma cousine

Tout d’abord, vous allez forcément être dérangé. Si vous essayez de comprendre un concept épineux de mathématiques ou de vous tester dans les conditions de l’examen, ce n’est pas une très bonne méthode. Les gens ne vont pas s’arrêter de parler dans la cuisine pour votre bon plaisir ! Choisissez donc un lieu adéquat, de « passage » mais pas non plus le salon lors du match d’ouverture de l’Euro. Ensuite, la facilitation sociale ne marche qu’avec des tâches relativement simples, ou que vous maîtrisez selon la loi de Yerkes-Dordson: il faut donc choisir des tâches où la stimulation donnée par votre entourage ne viendra pas perturber votre concentration.

Utiliser la facilitation sociale

La cuisine est un très bon point de départ: vos proches (si ils sont sympas) vous encouragent et vous donnent des popcorns… mais la bibliothèque peut être encore meilleure ! Voir tous ces étudiants suer et travailler peut jouer sur l’effet de coaction: observer tant de personnes faire la même chose que vous peut vous aider à vous motiver et vous mettre au travail.

Bien commencer un travail en groupe: la charte d’équipe

Je l’avais déjà indiqué, travailler en équipe a été une part importante de mon expérience universitaire en Australie. En règle général, le nombre de membres dans chaque groupe allait de 4 à 6, et les arguments mis en avant par les profs étaient toujours les mêmes: cela vous permet de développer vos capacités de négociation, de communication, de leadership, et surtout, cela vous prépare au monde de l’entreprise, bref c’est absolument indispensable.

Seulement voilà, 90% des étudiants (et j’en faisais partie) DÉTESTENT les travaux en groupe, au point qu’au lycée on ne mène qu’un seul projet d’équipe, les soccerteamTPE. Les raisons ? Trop long, trop lourd/difficile à gérer, pas le temps de se rencontrer, « free-rider » (ceux qui ne font rien et qui bénéficient de la note finale quand même…), tensions, au final, c’est tellement plus efficace et rapide de travailler tout seul… et on ne peut pas se plaindre de sa note.

Alors, comment partir du bon pied pour un travail d’équipe ?

Pourquoi choisir de travailler en groupe ?

  • Sauf si vous voulez faire ermite, il va bien falloir y passer!
  • Un groupe peut gérer des volumes d’informations plus important
  • Un groupe peut faire plus de recherches
  • Un groupe peut faire naître plus d’idées originales, a des points de vue et des perspectives plus larges

Comment bien commencer le projet ? La Charte d’équipe

Asseyez vous avec les membres du groupe, prenez un café, et soyez le plus clair possible sur les points suivants:

  1. Nos réunions: quand, où, à quelle fréquence, et combien de temps. Ex: Tous les jeudis midi, pendant 1 heure à la biblio, jusqu’à la fin du projet.
  2. Quand est-ce OK d’être en retard, ou absent à une réunion ? Soyez précis. Est-ce que la fatigue, un exam, des raisons familiales, sont-elles des raisons acceptables?
  3. En cas de retard/absence, quand et comment je préviens les autres: Le jour d’avant, par SMS, appel, mail…
  4. Qu’est-ce que cela veut dire être à l’heure ? 5 minutes, 10 minutes, 1 quart d’heure ?
  5. Les SMS/appels/Msn Messenger sont-ils acceptés pendant les réunions ?
  6. Peut-on apporter de la nourriture/boissons ?
  7. Comment le groupe va-t-il gérer ceux qui ne disent jamais rien et ne participent pas ? Ceux qui monopolisent la parole ?
  8. Quelle sera notre méthode de prise de décision ? Vote, unanimité, majorité ?
  9. Il  aura t’il un chef de groupe ? Le danger: personne ne se présente, tout le monde se présente, ou bien le chef de groupe finit par faire tout le boulot. Mon conseil: choisissez-en un et soyez clairs sur ses tâches: liaison avec le prof, communication entre les membres, attributions à chaque membre d’une partie ?
  10. Que fera t’on pendant les réunions ? De la recherche, une mise au point, chacun parle, un seul parle ?
  11. Que faire si le travail d’un des membres est jugé mauvais par les autres ? Quels sont nos critères de qualités ?
  12. Quel est notre but ? (Avoir plus de 15/20 ? Avoir la moyenne ? Extrêmement intéressant, vous allez vous rendre compte que les buts peuvent être très différents…)

Mon conseil: prenez tout cela par écrit et envoyez par mail à la fin de la réunion à tous les participants. Même si ce sont vos meilleurs amis. SURTOUT dans ce cas, en fait. Il n’y a jamais de bonnes ou de mauvaises réponses: le point important c’est que vous soyez tous d’accord.

Et vous, avez-vous eu de terribles expériences de travail en groupe ? Aviez-vous commencé par une réunion de préparation ?

Ce qu’étudier à l’étranger m’a appris

Aaah, la France. Son vin, son fromage, ses règles universitaires stupides. Étudier à l’étranger a été un vrai vent de fraîcheur dans ma manière d’étudier, de m’organiser et ma philosophie par rapport aux études.

 

  • Vous n’êtes pas le premier.

Un million de personnes ont déjà écrit cette dissert avant vous, alors pourquoi faire comme si le domaine était tabula rasa depuis le grand écrit de Saint Juriste le Grand, en 1834 ? En Australie, on sait très bien que vous pompez les idées d’autrui, et vous êtes tout invités à faire du moment que vous citez vos sources avec précision.

  • Faites simple.

Arrêtez d’écrire trois phrases qui disent la même chose. Oui, ce mot est joli, mais il n’apporte rien au sens. L’anglais est concis, rapide, et écrire mes essays « à la française » (c’est-à-dire en baratinant) n’ont pas donné de bons résultats. Quand j’ai commencé à écrire au plus court, mes résultats se sont améliorés.world

  • C’est plus facile en s’impliquant.

Franchement, est-ce que ce sujet de dissertation vous intéresse ? Est-ce que vous en avez quelque chose à cirer ? Est-ce que cela va être utile pour plus tard ? Non. [Insérer ici une remarque acerbe sur les sujets trop généraux, sans application concrète, et loin des préoccupations des étudiants.] En Australie, et dans une certaine limite, on vous autorise à choisir le sujet de votre dissert.

  • Vous ne pourrez PAS ne pas travailler en groupe.

De 90% des cas, vous allez travailler dans une entreprise avec des gens, des humaines, qui parlent, mangent et ont d’autres opinions de vous. En 2 ans d’IEP, j’ai eu deux projets en groupe. Haha. En 1 an à l’UTS, j’en ai eu 6, sans compter les débats obligatoires en classe. J’ai développé mes capacités relationnelles de matière assez exponentielle.

  • Le prof n’est pas un omniscient.

Non non. Alors pourquoi vous l’écoutez sans en broncher une pendant 2 heures, à écrire plus vite que la lumière ? Et si vous lui posez une question intéressante et provocante, au lieu de « vous pouvez répéter ce que vous venez de dicter ? ». Apprendre ce n’est pas le prof qui dicte et vous qui apprenez. C’est vous qui posez des questions et le prof qui propose des pistes de réflexion.

  • Faites ça en professionnel.

Vous faites un exposé en classe ? Laissez vos notes chez vous. Est-ce que vous allez un jour présenter votre entreprise avec une vieille feuille A4 déchiré et qui a passé des moments éprouvants dans votre poche arrière ? Non, vous allez juste parler « autour » de votre PowerPoint, demander l’avis de votre audience. Vous rendez un dossier ? Un peu de design, un logo, des entêtes, peuvent rendre le tout beaucoup plus attrayant à lire… et à noter.

 

Voilà pour moi… Est-ce qu’il y a des choses dans le système scolaire français qui vous énerve ? Vous ne pensez pas que nos méthodes d’enseignement sont un peu larguées lorsqu’on les compare auw pays anglo-saxons  ? Est-ce que la France a des points forts en méthode d’éducation ?